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Démarche qualité : penser sa stratégie avant de s’engager dans le processus de labellisation ou de certification

Démarche qualité : penser sa stratégie avant de s’engager dans le processus de labellisation ou de certification

La période de transition laissée aux organismes de formation pour rendre leur offre conforme aux critères du décret ’’qualité’’ arrive à échéance le 30 juin. Pour l’Alliance locale des compétences et formations (ALCF), c’est l’occasion pour les prestataires de réfléchir à leur positionnement et à leur stratégie.

« Il » reste un peu plus de trois mois aux organismes de formation pour se mettre en conformité avec les exigences du décret qualité entré en vigueur le 1er janvier dernier (voir notre article). La « période de transition » qui laissait jusqu’au 30 juin 2017 aux prestataires pour intégrer les six critères qualité définis par le Cnefop [1] touche à sa fin. Et du côté des OF, notamment des plus petits, on commence à s’inquiéter de l’imminence de cette date-butoir à partir de laquelle les prestations de formation ne répondant pas aux critères qualitatifs ne pourront plus donner lieu à une prise en charge par les financeurs institutionnels (Opca, Opacif, Régions, Pôle emploi…).

« C’est un moment crucial pour les prestataires de formation. Nos voisins européens nous regardent de près : ils veulent savoir comment les formateurs français vont s’en tirer avec ces nouvelles obligations réglementaires », estime Frank Savann, président de l’Alliance locale de compétences et de formations. Cette petite association de l’Oise, qui rassemble des acteurs locaux (financeurs, établissements de formation, formateurs-consultants…) à l’échelle départementale, organisait d’ailleurs des rencontres thématiques le 10 mars, à Nogent-sur-Oise. Et l’inquiétude était palpable chez les adhérents. « Les rapports entre Opca et prestataires vont forcément évoluer maintenant que notre périmètre a été étendu à une mission de contrôle de la qualité des prestations de formation… », admet Hervé Dallongeville, directeur régional d’Agefos-PME pour les Hauts-de-France. La délégation régionale de l’Opca a d’ailleurs mis en place une équipe spécialement dévolue à la question de la qualité.

Alors, quelle méthode adopter pour les prestataires qui souhaitent rester éligibles aux fonds des financeurs institutionnels ? Labellisation auprès d’un organisme certificateur type ISO ou IPCF & PSI ? Adaptation des prestations pour les rendre conformes à une ou plusieurs des vingt et une certifications recensées par le Cnefop ? « On ne s’engage pas à la légère dans un tel processus de labellisation, de référencement ou de certification », explique Frank Savann. « Ce n’est pas le décret qui doit déterminer la mise en place d’une démarche qualité, mais le positionnement du prestataire sur son marché. Sa stratégie d’évolution et d’investissement. Ce serait une erreur de se lancer une telle démarche avec une vision de court terme motivée uniquement par l’accès aux financements institutionnels. » Pas facile, toutefois, de faire l’impasse sur ces ressources. « La conjoncture oblige les petits prestataires à se caler sur les tarifs de prise en charge des Opca ou de Pôle emploi », confie un formateur indépendant.

Selon l’ALCF, c’est d’ailleurs une démarche similaire qui doit guider les OF à s’inscrire sur le Data Dock, la base de données de référencement commune aux vingt Opca. « Il ne s’agit pas seulement de répondre à une contrainte administrative, mais d’en profiter pour réfléchir à son offre », conseille Frank Savann. Aujourd’hui, sur les quelque 55 000 prestataires recensés en France, ils sont déjà 13 500 à s’être engagés sur une démarche de référencement. Selon les chiffres compilés par Agefos-PME, 2 500 dossiers ont été jugés complets. Parmi eux, 1 000 ont été examinés par au moins l’un des Opca associés dans le projet et 40 % ont été admis comme pouvant être référencés.